Le livre récent de Reynald Sécher1, au titre inutilement provocateur, donne l'occasion de poser le problème des conséquences démographiques de la guerre de Vendée. Si les Vendéens réclament le retour de la monarchie, la volonté de rétablir l'Ancien Régime est moins la cause première de l'insurrection que la conséquence de multiples facteurs. Toutes les forces vendéennes se réunissent dans les environs de Cholet, à l'exception des armées du Marais qui continuent de combattre de leur côté. Elle fait ensuite marche sur Angers, dernière place forte avant la Vendée. Les insurgés mettent alors en place un comité royaliste présidé par René Souchu, tandis qu'un noble, Louis-Marie de La Roche Saint-André, est placé de force à la tête des troupes[32]. D'après des témoignages de soldats ou d'agents républicains, des femmes et des enfants sont coupés vifs en morceaux ou jetés vivants dans des fours à pain allumés[191],[192]. Charette n'a guère qu'un millier d'hommes et le 1er mars il tente sans succès de prendre La Roche-sur-Yon. Il prend d'assaut le camp de La Roullière le 8, puis celui de Fréligné le 15, et enfin celui de Moutiers-les-Mauxfaits le 24, tuant des centaines de soldats républicains[218]. ». De retour de son expédition dans l'Anjou, Charette comprend que les républicains planifient une attaque contre l'île de Noirmoutier. Les pertes de cette journée sont difficiles à estimer. TV Vendee. Ce dernier, qui avait battu un détachement la veille à Rouans, trouve refuge dans la forêt de Princé. Puis, une troisième en 1799 et quelques actes insurrectionnels font parler d’elle entre 1815 et 1832. Nantes portera malheur aux Vendéens puisqu'elle sera plus tard le siège de la répression de Carrier. Le contexte sanitaire a affecté l’économie et le tourisme. Mais, après la prise d'Angers, la marche glorieuse s'arrête aux portes de la cité ligérienne (du bassin de la Loire). Le 6 juin, une avant-garde de 1 500 républicains est vaincue à Vihiers, le 7 Doué-la-Fontaine est envahie et le 8 des renforts républicains venant de Thouars sont dispersés à Montreuil-Bellay. De la recherche à l'enseignement, http://a.dorna.free.fr/Archives/Revue03/Rubrique_2/R2SR6.htm, http://www.monde-diplomatique.fr/2001/11/TOMEI/15872, À propos des révoltes et révolutions de la fin du, La justice de paix en Vendée militaire, 1790-début, Insurrection royaliste dans le Toulousain, Guerre de Vendée et Chouannerie pendant les Cent-Jours, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Guerre_de_Vendée&oldid=177482671, Page géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Conflit militaire géolocalisable sans coordonnées paramétrées, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Page utilisant plus de deux colonnes de références, Portail:Révolution française/Articles liés, Portail:Époque contemporaine/Articles liés, Portail:Anjou et Maine-et-Loire/Articles liés, Portail:Bretagne/Articles liés directement, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Par ailleurs, il précise que ces chiffres ne doivent pas faire oublier qu'une évaluation exacte des pertes républicaines est pratiquement impossible, les combattants venant de l'ensemble de la France, « voire des colonies antillaises »[334]. La commission Brutus Magnier juge 744 personnes (dont 258 militaires) à Rennes, Fougères et Antrain entre le 21 novembre 1793 et le 5 juin 1794, et prononce 267 ou 268 condamnations à mort, dont 19 femmes. Le 12 juillet 1790, l'Assemblée constituante vote la constitution civile du clergé. Aux côtés du maire Baco de la Chapelle, le général Canclaux, chef de l'armée des côtes de Brest, réunit 3 000 hommes de ligne et cavaliers, auxquels s'ajoutent 2 000 volontaires, 5 000 gardes nationaux et 2 000 ouvriers employés à la réparation des armes, soit un total de 12 000 hommes, contre les 15 000 de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz commandés par Charette sur la rive gauche de la Loire et les 18 000 de la « Grande Armée » sur la rive droite, menés par Cathelineau. Vers la mi-novembre, plusieurs officiers vendéens rédigent un mémoire qu'ils remettent à Charette pour lui suggérer de cesser les hostilités, mais celui-ci refuse[278],[270]. Le 1er mai 1793, Thouars est conquis, puis Fontenay-le-Comte et enfin Saumur le 9 juin. Le commandement est réorganisé : Suzannet succède à Charette à la tête de l'armée du Bas-Poitou et du Pays de Retz à l'ouest de la Vendée et au sud de la Loire-Inférieure, Sapinaud reprend son commandement de l'armée du Centre, tandis que Charles d'Autichamp, succède à Stofflet à la tête de l'armée d'Anjou[309]. Le bilan de la guerre est lourd en Vendée. À Doué-la-Fontaine, du 30 novembre 1793 au 22 janvier 1794, 1 200 personnes sont emprisonnées, 350 à 370 sont exécutées et 184 meurent en prison[171]. 192 Vendéens ont été déportées, 166 ont été fusillées, 3 sont mort en camp d'internement auxquels il faut ajouter 30 victimes civiles et 46 jeunes mort en Allemagne alors qu'ils effectuaient le STO (Service du Travail Obligatoire). Si le retour est autorisé aux porteurs d’un certificat de civisme dès octobre 1794[326], il n’a réellement lieu que dans les zones calmes, encore rares. Le 26 avril, Pornic, désormais isolée, est abandonnée par les insurgés[80],[81]. Le lendemain, les républicains attaquent la ville. En avril, le Comité de salut public retire de nombreuses troupes de Vendée pour les redéployer aux frontières[209]. Le 6, ils attaquent et écrasent la garnison de Legé. » Et le grand historien du Temps des Réformes d’honorer à sa façon la mémoire des victimes vendéennes : « D’ailleurs, à chaque fois que je passe devant le lycée Carnot, je crache par terre »[410]. La troupe de Charette rejoint ensuite celles de Joly et Savin. Les Mayençais, du nom de la garnison de Mayence, qui a capitulé avec les honneurs au siège de Mayence par les coalisés le 23 juillet après 4 mois de blocus et 32 jours de tranchée ouverte, sont envoyés en renfort le 1er août[105],[106]. Les Vendéens tentent de couper la retraite des républicains mais Lescure et Charette enfreignent le plan et préfèrent attaquer Montaigu et Saint-Fulgent. Si la population des lieux d'accueil est parfois méfiante, et si les autorités invoquent parfois les difficultés de subsistance pour en accueillir le moins possible, ils trouvent généralement un hébergement, voire un travail pour la durée de leur exil (travail et hébergement fournis par les autorités le plus souvent). Le 19 avril, il se jettent sur Leigonyer à Vezins et mettent ses troupes en déroute. Le 12, devant la Convention, Barère dénonce une « barbare et exagérée exécution des décrets », il reproche au général d'avoir incendié des villages paisibles et patriotes au lieu de traquer des insurgés[179]. Bilan des guerres de Vendée. Tous se révèlent être de médiocres généraux, à la tête d'une armée « composite, mal équipée, condamnée au pillage pour survivre et détestée par les populations ». 4- Bilan humain et matériel des guerres de Vendée pour Pugny et ses environs. Au cours de cette période, des centaines de villages ont été brûlés, dévastés et 20 000 à 50 000 civils vendéens massacrés par les colonnes infernales, certains réussissant à se réfugier dans les bois et les bocages que comporte le pays[197],[198],[199]. »[407]. Le point avec Pierre Dalicieux. Les volontés délibérées d'extermination des populations vendéennes par les autorités républicaines, tout comme le caractère génocidaire des massacres commis par les agents qui exécutaient leurs ordres, font l'objet de contestations importantes. Le 29 avril, le général républicain Henri de Boulard sort de La Mothe-Achard avec plus de 1 600 hommes et disperse les forces de Joly à Beaulieu-sous-la-Roche[94]. La première guerre de Vendée: Mars 1793-Février 1795 Début de l'insurrection Vendéenne. Trop peu nombreuse, l'armée républicaine est mise en déroute après un court combat et 3 000 soldats sont faits prisonniers. Après avoir protégé les côtes des Britanniques, Hoche met ses troupes en mouvement contre Charette[281]. En juin 1793, les villes de Bordeaux, Marseille, Toulouse, Nîmes et Lyon, ainsi que la Normandie voient le développement d'insurrections fédéralistes et royalistes. De même, il évalue la densité de la population entre 700 et 790 habitants par lieue carrée et par généralité (France). Bonchamps préconise une offensive vers le nord pour provoquer l'insurrection de la Bretagne et du Maine, tandis que D'Elbée, le nouveau généralissime, est favorable à une attaque des villes du sud, jugées plus vulnérables, pour s'emparer du port de La Rochelle. Au commencement d'octobre, malgré la destitution de son auteur, le second plan de Canclaux est mis à exécution avec succès. Pendant les mois de juillet et août, les combats sont indécis et les offensives des deux camps sont contenues. Les Vendéens occupent Fontenay-le-Comte, mais ils abandonnent la ville entre le 28 et le 30 mai[65]. C’est là qu’il faut frapper »[396]. Ce secteur fertile dans l'ouest de la France est en effet demeuré pratiquement inhabité pendant 25 années »[367]. Par ailleurs, le 23 février 2012, une proposition de loi « tendant à abroger les décrets du 1er août et du 1er octobre 1793 » a été déposée par 52 sénateurs de droite et du centre[378]. Sans aucune déclaration de guerre, Charette attaque et prend par surprise le camp des Essarts le 25 juin[252]. Pierre Contât, «Le comité révolutionnaire de Saumur», ABPO, 1987, n° 4, p. 158. Selon Jacques Hussenet, c'est la première étude sérieuse et raisonnée sur la bilan humain de la guerre de Vendée. - Du nouveau sur "Noms de Vendée": Les mariages désormais tous indexés jusqu’en 1919- Paul, Marguerite, Ginette, François, Dominique et les autres… Le quotidien et les vacances de la famille Cros-Delabre, de l’Ile-de-France à la Bourgogne, et des plages du Pas-de … À l'est, Turreau prend personnellement le commandement de six divisions divisées en onze colonnes, tandis qu'à l'ouest le général Haxo, qui poursuivait jusqu'alors Charette sur les côtes, est chargé de former huit colonnes plus réduites, chacune forte de quelques centaines d'hommes, et d'aller vers l'est à la rencontre des douze autres. Épuisés par un conflit dévastateur, les combattants et les officiers vendéens inclinent désormais très majoritairement à la paix[277],[278]. D'autres régions de France ont vu le développement d'insurrections (royalistes ou fédéralistes) contre la Convention en 1793. Les Vendéens contre-attaquent deux jours plus tard et parviennent à chasser les républicains de leur « capitale », mais la ville, presque totalement détruite par les combats, est ensuite abandonnée. Les républicains abandonnent également Port-Saint-Père et ouvrent ainsi la route de Nantes[102]. Les Vendéens font également 11 000 prisonniers et s'emparent d'un immense butin : 15 000 fusils, 60 canons et 50 000 livres de poudre[89]. Le 23 mars, Charette, à la tête de seulement une cinquantaine d'hommes, est surpris près des Lucs, à La Guyonnière, par la colonne de l'adjudant-général Valentin et rejeté sur celle de Travot qui le capture dans les bois de la Chabotterie, près de Saint-Sulpice-le-Verdon[301]. 20 avr. Le 12 mars, une autre bande menée par Danguy, La Cathelinière et Guérin attaque Paimbœuf, mais elle est repoussée par les patriotes[41],[42]. Seul le prince de Talmont traverse la Loire avec 4 000 hommes pour s'emparer de Varades et assurer à l'armée une retraite vers la Bretagne en cas de défaite. L'armée d'Anjou de Stofflet et l'armée du Centre de Sapinaud ne rompent quant à elles pas le traité[254]. Les républicains repoussent ensuite une contre-attaque des troupes de Joly devant Saint-Gilles le 10, puis prennent Saint-Hilaire-de-Riez le 11 et entrent dans Challans, abandonnée par les insurgés, le 12[71]. En avril 1797, la droite royaliste obtient la majorité lors du renouvellement du Conseil des Cinq-Cents et du Conseil des Anciens. Les décisions arrêtées marquent une volonté d'apaisement et une recherche de composition avec la République[280],[261]. Le 20 mai, Charette, Stofflet et Sapinaud se réunissent au quartier-général de l'armée du Centre pour marquer leur réconciliation[242]. L'année suivante, au début de l'insurrection, les 27 hommes qui suivent Cathelineau, au Pin, sont intégrés dans les parentèles et réseaux de la commune (deux tiers sont des artisans, un tiers des paysans). Il est très difficile à établir sur le plan démographique, puisque les archives manquent et que les causes de décès demeurent toujours imprécises. TV Vendee. Le 4 décembre, l'arrivée de renfort provoque une panique dans les rangs des Vendéens, qui lèvent le siège. Ce jour de mars 1793 où éclata la guerre de Vendée. Sur le collège de l’Île d’Elle, c’est 73 grammes par élève alors que la moyenne nationale est à 135 grammes. Pour lui, « ce vocabulaire inadapté est une vieille ruse idéologique de l’extrême droite pour calomnier la Révolution française et banaliser les génocides bien réels du XXe siècle »[381]. Cette mise en accusation est appuyée sur la mise au jour, après Thermidor, des exécutions, des massacres et des destructions de la guerre civile et de la Terreur. En décembre 1793, la ville de Nantes, dirigée par le représentant Jean-Baptiste Carrier, voit arriver dans ses murs un afflux de prisonniers vendéens, capturés lors de la Virée de Galerne. Il est possible que ce bilan puisse dériver du mémoire rédigé quelques semaines auparavant par le conventionnel Lequinio[328]. Le 3 mai, le général Quétineau doit abandonner Bressuire, laissant derrière lui un riche dépôt de munitions et des prisonniers, parmi lesquels Louis de Lescure et Bernard de Marigny qui se joignent à l'armée[82]. Le 2 janvier, le général Haxo peut lancer son offensive contre Noirmoutier avec 6 000 hommes. Une deuxième guerre de Vendée éclate entre 1795 et 1796. Pour protéger leur territoire, les insurgés repassent massivement sur la rive gauche de la Loire[104]. Le lendemain, les généraux vendéens décident de reprendre Cholet. Dans les jours qui suivent, environ 6 000 à 10 000 Bretons et Mainiots rejoignent l'Armée catholique et royale, au sein de laquelle ils sont désignés sous le nom de « Petite Vendée ». : bilan, réflexion, perspectives / Jacques Hussenet. La résurgence du conflit au nord de la Loire se produit à la fin de 1793, après la Virée de Galerne, et voit le développement d'une multitude de résistances locales ponctuelles organisées en guérillas en Bretagne, dans le Maine, en Anjou et en Normandie. La même époque a connu le « légicide » ou le « maricide ». La saison, retardée par le confinement, restera très particulière et inégale, selon les territoires et les secteurs d’activité. Dans un article récent du Nouvel Observateur (28 février 2002), Jean-Paul Mari évalue à 250 000 Algériens et à 30 000 Français le nombre des morts de cette guerre meurtrière et cruelle. Ces derniers donnent leur approbation au plan de Turreau[184], estimant disent-ils qu'il « n'y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu'en en faisant sortir tout ce qui n'était pas coupable et acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains »[185]. Il y parvient sans rencontrer de résistance sérieuse, rallie 600 à 900 Angevins, et rencontre à Maulévrier Henri de La Rochejaquelein, rescapé de la Virée de Galerne. N'ayant pas de réponse, il prépare un nouveau plan, en application stricte des décrets de la Convention. Le bilan de cette guerre est catastrophique. La religion des paysans de l'Ouest, comme en bien d'autres endroits, est une religion propitiatoire (visant à assurer l'abondance des récoltes, la fécondité du bétail, la réalisation d'un mariage, la naissance d'un enfant, la guérison d'une maladie, etc. Cette conception a été reprise à la fois par des écrivains royalistes et catholiques, pour la « magnifier », et des écrivains et historiens républicains, au XIXe et au début du XXe siècle. Publié en 1990 sous le titre Médecine et Médecins pendant la guerre de Vendee 1 793-1796, Cholet, les Éditions du Choletais. À l'automne, l'arrivée en renfort de l'Armée de Mayence redonne l'avantage au camp républicain, qui s'empare en octobre de Cholet, la plus importante ville contrôlée par les Vendéens. Plus récemment, Jean-Clément Martin a indiqué que, si des paysans sont passés à la Contre-révolution, selon les provinces, pour des raisons très diverses, y compris entre les différentes zones de la Vendée, les mots d'ordre religieux et de la défense communautaire leur sont communs. Durant la Guerre de Vendée, il faut bien considérer que les deux camps n’ont jamais vraiment fait jeu égal. En outre à Rennes, le tribunal criminel condamne à mort 76 hommes et 11 femmes, 80 personnes reçoivent diverses peines, et 331 sont acquittés[147]. Cathelineau est tué alors que les troupes reculent. Le 26 mars, Stofflet signe un cessez-le-feu à Cerizay[241]. De son côté, Albert Soboul décrit des masses paysannes dans la gêne, prédisposées « à se dresser contre les bourgeois, très souvent fermiers généraux en ce pays de métayage, négociants en grains et acquéreurs de biens nationaux », des départements de l'Ouest à la foi très vive depuis les efforts de catéchisation des Mulotins, congrégation de missionnaires établie à Saint-Laurent-sur-Sèvre depuis la fin du XVIIe siècle, enfin l'assimilation, par les paysans, du tirage au sort pour la levée des 300 000 hommes à la milice, institution de l'Ancien Régime particulièrement honnie. À Saint-Malo, les chiffres de la commission militaire de Port-Malo ou commission O'Brien sont moins connus, au moins 88 condamnés à mort sont identifiés bien qu'il y ait eu plus de 200 exécutions selon le représentant Laplanche[146],[147]. Le 24 juin, Charette rassemble ses divisions à Belleville et annonce à ses troupes la rupture du traité de La Jaunaye et la reprise de la guerre[250]. Dans le Pays de Retz, les colonnes de Haxo attaquent l'armée de La Cathelinière, celui-ci se retranche dans la forêt de Princé mais, blessé, il est capturé le 28 février, avant d'être guillotiné à Nantes le 2 mars. Le 8 juin, Louis XVII meurt à Paris[248]. Vendée Globe. Mais surtout, la Terreur gagne les campagnes vendéennes et la ville de Nantes. Dans le même ordre d'idées, dans le compte-rendu qu'il consacre au manuel La Révolution française d'Éric Anceau, Serge Bianchi, professeur à l’université de Rennes II, relève que « la présentation des Enragés, la personnalité complexe de Robespierre, la guerre de Vendée ne sont pas caricaturées. Les Vendéens reprennent alors l'initiative. Le 13 mars, ils prennent sans combattre Challans[47], Les Herbiers, Mortagne-sur-Sèvre, puis s'emparent de Montaigu après un bref affrontement[33],[46]. Le 7 avril, le général Henri de Boulard sort des Sables d'Olonne avec 4 280 hommes[71]. À Sainte-Christine, au contraire, où les notables locaux acquièrent quelques terres, les réformes sont vues comme l'occasion de gagner en importance, en devenant notamment chef-lieu de canton. Il délivre 2 000 prisonniers républicains, pille les magasins des insurgés et s'empare des archives du Conseil supérieur des Blancs. En 1799, les défaites militaires de la République conduisent à de nouvelles levées d'hommes et au vote de la loi des otages, ces mesures incitent les chefs chouans à relancer l'insurrection. 7 La deuxième guerre de Vendée (1795-1796) 8 La troisième guerre de Vendée (1799-1800) 9 Ultimes insurrections de 1815 et 1832; 10 Bilan humain. Salut et fraternité, « Il est bien étonnant que la Vendée ose réclamer des subsides, après avoir déchiré la patrie par la guerre la plus sanglante et la plus cruelle. Comme le mot « génocide », forgé par Lemkin en 1944, il est employé pour désigner une forme de crime dont l'appréhension est inédite[350]. Certains historiens, sans être spécialistes de la question, ont mis, tel Pierre Chaunu, tout le poids de leur autorité morale, qui est grande, à développer ce discours de l'anathème, disqualifiant d'entrée toute tentative pour raison garder. Le 18 mars, elle prend Chantonnay aux insurgés, puis avance vers Saint-Fulgent[52]. Dans les villes, et en particulier à Nantes, environ 15 000 personnes sont fusillées, noyées ou guillotinées sur ordre des représentants en mission et des commissions militaires révolutionnaires, tandis que dans les campagnes environ 20 000 à 50 000 civils sont massacrés par les colonnes infernales, qui incendient au passage nombre de bourgs et de villages. Ils veulent mettre à bas une Révolution qui a destitué leurs prêtres et semble ne pas avoir tenu ses promesses. Le bilan Le bilan de la guerre est lourd en Vendée. 4 800 personnes auraient ainsi rejoint le fond du fleuve. Les généraux vendéens d'Elbée et Bonchamps sont grièvement blessés[116],[117]. Considérant que la Contre-révolution est partout à l'œuvre, organisant des complots, et que les soulèvements forment un ensemble organisé, la « Vendée militaire » devient le symbole de cette Contre-révolution[26]. Les résultats de l'élection sont annulés dans 49 départements (notamment dans l'Ouest), les prêtres réfractaires sont de nouveau poursuivis. Il tente de s'emparer de Saint-Fulgent le 9 janvier, mais il est battu à deux reprises par l'adjudant-général Joba. Comme partout en France, la Vendée connait des manifestations paysannes au début de la Révolution française, qui est initialement bien accueillie. La pacification ne s'avère être qu'éphémère. Mais dès le 12 juin 20 000 des 30 000 paysans rassemblés rentrent chez eux[92] et le 25 juin la garnison laissée sous le commandement de La Rochejaquelein ne compte plus que huit hommes[93]. Le 14 novembre, ils sont devant Granville. Am Kader vun der Franséischer Revolutioun, a méi genee ënner der Éischter Republik koum et a Frankräich zum Krich an der Vendée (fr. En revanche, le sort des paysans, très pauvres, ne s'est guère amélioré depuis 1789, et tend même à se dégrader. Le Comité de salut public semble d'abord approuver le plan, le 8 février 1794, Carnot écrit à Turreau que « ses mesures paraissent bonnes et ses intentions pures[177],[178]. Environ 200 à 500 insurgés trouvent la mort, tués au combat ou exécutés après avoir été capturés[43],[33],[40]. En effet, la Vendée ne s'est pas soulevée à la chute de l'Ancien Régime, et l'exécution de Louis XVI n'a pas provoqué de troubles particuliers. Le 25 novembre, la garnison de Nantes s'empare de Port-Saint-Père, le quartier-général de La Cathelinière. Charette se replie et quitte le Marais breton pour rejoindre l'armée d'Anjou. Hoche adopte une politique de fermeté à l'égard des chefs et de conciliations envers les ruraux déposant les armes[276]. Tentant de réorganiser une résistance vendéenne, et relançant les combats, ils sont arrêtés puis exécutés au début de l'année suivante. Le premier sang de la guerre de Vendée est versé[29],[30]. . Plusieurs vagues de renforts affluent ensuite, avec notamment 15 bataillons parisiens et la Légion germanique en avril, l'Armée de Mayence en août et deux colonnes de l'Armée du Nord en novembre[65]. Par un hasard du calendrier, le député Lasource rend un rapport le lendemain sur l'Association bretonne d'Armand Tuffin de La Rouërie. Claude Petitfrère voit dans ce renouvellement la marque d'une troisième catégorie d'auteurs, autour de Paul Bois, Marcel Faucheux et Charles Tilly, qu'il appelle l'histoire « scientifique »[5]. Le 16 décembre, les Vendéens atteignent les bords de la Loire à Ancenis. Il y est attaqué le 30 avril par un détachement nantais, mais il repousse l'assaut[95]. Un site lié à la guerre de Vendée. La version du 27 avril 2008 de cet article a été reconnue comme «, L'évolution historiographique sur les causes de l'insurrection, Les circonstances du déclenchement de la guerre, Insurrection contre la levée en masse en mars 1793, Échec de l'offensive républicaine en avril, Intervention de l'Armée de Mayence et offensive républicaine de septembre et octobre, La traversée de la Loire et la marche sur Granville, Le retour vers la Vendée et l'anéantissement de l'armée catholique et royale, La Vendée pendant la campagne d'outre-Loire, La répression de l'insurrection vendéenne, Les traités de La Jaunaye et de Saint-Florent-le-Vieil, Reprise d'armes et expédition de Quiberon, Effondrement des armées vendéennes et victoire des républicains, La troisième guerre de Vendée (1799-1800), « Génocide » : un débat historique et juridique récent, Autres disciplines: droit, philosophie et média, Des observations et analyses postérieures, Sur la Révolution française en général, et la Contre-révolution, « ce détournement à des fins personnelles des principes répressifs provoque le rejet de cette commission militaire par les révolutionnaires locaux », « ses mesures paraissent bonnes et ses intentions pures, « barbare et exagérée exécution des décrets », « Il faut tuer les brigands et non pas brûler les fermes », « n'y aurait de moyen de ramener le calme dans ce pays qu'en en faisant sortir tout ce qui n'était pas coupable et acharné, en en exterminant le reste et en le repeuplant le plus tôt possible de républicains », « ci-devant chefs de la Vendée devenus républicains », « les troubles de l'Ouest sont terminés », « six cent mille Français ont péri dans la Vendée », « plus de six cents mille hommes des deux partis », « fin à près de deux siècles de chiffres en délire », « La Vendée sera dépeuplée, mais la République sera vengée et tranquille… Mes frères, que la Terreur ne cesse d'être à l'ordre du jour et tout ira bien. Il explique, à la suite de Franck Chalk et de M. Prince[395] que « sans l'intention idéologique appliquée à un groupe bien délimité, la notion de génocide n'a pas de sens. Charette et Sapinaud marchent ensuite sur Machecoul, mais le 10 février, à Saint-Colombin, ils se heurent à la colonne de Duquesnoy qui les met en déroute. Plus grande menace royaliste intérieure qu'ait connue la Révolution, la guerre de Vendée eut des conséquences dramatiques pour les territoires qu'elle a traversés : la Vendée, mais aussi le pays de Retz et une partie de l'Anjou. Début août, une partie de l'escadre anglaise stationnée devant Quiberon fait voile en direction des côtes vendéennes[259]. Exceptée Nantes, qui dépend de l'Armée des côtes de Brest dirigée par le général Canclaux, toutes les autres garnisons sont rattachées à l'Armée des côtes de La Rochelle dont le commandement est exercé successivement par les généraux Berruyer, Beaufranchet d'Ayat et Biron. Le 30 mai, les insurgés se structurent davantage en formant à Châtillon-sur-Sèvre un Conseil supérieur de la Vendée chargé d'administrer les territoires conquis et en réorganisant l'armée en trois branches[63] : Armée « populaire », elle trouve un soutien tant au niveau logistique que militaire parmi le petit peuple des campagnes. Une tannerie de peau humaine est établie, 32 cadavres sont écorchés sur un ordre donné par un chirurgien d'une unité militaire, qui agit isolément. Cholet. Cathelineau est mortellement blessé et les paysans, démoralisés, se retirent. Le 14 avril, les républicains atteignent le bourg de Saint-Gervais et repoussent le lendemain une nouvelle attaque des forces de Charette et Joly[72]. Le 15 mai, Charette et Joly attaquent Palluau, mais ils sont également repoussés par les forces de Boulard, pourtant largement en sous-nombre[99].