Sistemm
Promouvoir une culture industrielle

L’objectif de chiffre d’affaires pour l’année 2015 devrait être largement tenu : pari gagné pour les six associés-fondateurs de Sistemm, une entreprise de services à l’industrie spécialisée dans l’installation de lignes de production, le montage d’équipements industriels, le contrôle géométrique des machines, la maintenance, la tuyauterie, la chaudronnerie…

Autant d’activités que Bruno Casier et Stéphane Collet-Billon ont exercées pendant des années dans une PME dauphinoise dont ils étaient respectivement directeur technique et chargé d’affaires jusqu’en 2014. Ils ont emmené dans leur projet deux collègues chefs de chantier, Frédéric Begly et Ludovic Collet-Billon, ainsi que Paul Vulin, leur ancien dirigeant 10 ans durant et un client, Nicolas Burny (Burny Consulting).

Défendre des valeurs

A la suite de la cession à un groupe de la PME dans  laquelle ils travaillaient, les futurs associés ne se reconnaissaient pas dans les nouvelles orientations de la société. Ils ont donc investi 100 000 € pour créer une entreprise conforme à leur culture industrielle et sociale, tournée vers la qualité des relations et la satisfaction des besoins régionaux.

« Cette aventure entrepreneuriale est menée avec le souhait de conserver et promouvoir les valeurs du travail, le respect de l’homme et de l’environnement », a estimé le Comité Initiative remarquable, qui a attribué un prêt d’honneur de 12 500 € à Sistemm, en plus de 12 500 € de prêt déjà accordés par la plateforme Initiative Pays Voironnais.

Préparer l’avenir

Sistemm a une activité très cyclique, avec de grosses périodes de pointe (en juillet-août et en janvier-février) : « Les prêts d’honneur vont nous aider à passer les périodes plus creuses et à nous structurer pour préparer l’avenir », explique Stéphane Collet-Billon.

Sistemm a une stratégie de croissance  volontariste, avec un potentiel de création de 5 à 10 emplois dans les années qui viennent. Les associés souhaitent notamment miser sur l’alternance pour transmettre leur savoir-faire et leur culture des « règles de l’art ». « Mais nous ne nous lancerons pas dans l’apprentissage avant le 3ème exercice, afin de pouvoir nous consacrer pleinement à ce transfert de savoir », poursuit Stéphane Collet-Billon.